Lieu de départ : ferme après
Pradelles
Lever : 6h30
Heure de départ : 8h15
Heure d’arrivée : 17h30
Distance parcourue : 19km
Météo : soleil, nuages, pluie,
grosse chaleur
Paysages : les vignes du Sancerrois
Terrain : un peu plus de relief
Chemins pierreux, beaucoup de route, parfois sans bas-côtés.
Raconté par : Blandine
Ce matin, l’agriculteur
qui nous hébergeait nous a rendu visite alors que nous finissions
de charger Gaspard. Il nous apportait de l’eau. Après l’avoir remercié
de tout cœur pour son accueil, nous avons repris la route.
Nous avons ensuite marché
vers la Loire au milieu d’un véritable opéra de moissonneuses-batteuses.
A Menetou-Ratel, nous nous attendions à trouver des vignes, mais
rien. Ce n’est qu’en arrivant en vue de Sancerre qu’elles nous sont apparues,
à flancs de collines.
Plusieurs fois nous avons
perdu le GR, mal balisé et mal entretenu. Gaspard s’est mis à
boiter dans les descentes (sans doute à cause des cailloux qui le
gênaient). Inquiétude. Heureusement, ça n’a pas duré.
Quelques rencontres : à Chavignol, un homme nous propose de l’eau pour l’âne et nous invite à déjeuner. Sa proposition est alléchante mais il n’a nulle-part où faire brouter Gaspard en attendant, juste une place à l’ombre dans son hangar, or le pauvre bourricot mérite bien son repas lui aussi (déjà qu’on ne lui donne en complément de son herbe que des carottes et un peu de pain… !) Nous déclinons donc l’invitation, et poursuivons notre route jusqu’à Sancerre où nous faisons quelques courses (il faut faire des réserves de laitages et de produits frais en prévision du week end).

Plus loin, à Ménétréol,
charmant petit village blotti sous un pont immense (ancienne voie ferrée),
nous rencontrons le poissonnier et le garde-champêtre (qui sont aussi
les 2 premiers adjoints au maire) qui nous abreuvent tous les trois et
nous conseillent de prendre la rive gauche de la Loire plutôt que
la rive droite comme nous y invitait le GR. Nous ne traverserons donc la
Loire que demain à Pouilly-sur-Loire, ce qui nous évite un
crochet vers le nord et nous permet de camper à quelques pas de
« notre » cher fleuve. En fait, il nous suffit de suivre un
petit sentier sur quelques mètres à travers bois pour atteindre
un bras de la Loire où les gens viennent pêcher et se baigner.
Mais le ciel se couvre et les gens désertent l'endroit en moins
de temps qu'il ne faut pour le dire. Rapide toilette au bord de l’eau,
puis il faut s’empresser de tout mettre à l’abri avant que l’orage
ne nous tombe dessus.
Nous plantons la tente
avec plus de soin que d'habitude, pour être sûrs de ne pas
s'envoler pendant la nuit... Il commence à pleuvoir. Exceptionnellement,
nous mangeons dans la tente pendant que Gaspard, le pauvre, se fait tremper.
Il est 20h, nous avons décidé de nous coucher plus tôt
le soir pour être moins au radar le matin.
Voilà ! A demain
!
* * *