Lieu de départ : les Rouvières
Lever : 6h15
Heure de départ : 8h15
Heure d’arrivée : 19h30
Distance parcourue : une bonne vingtaine de
kilomètres
Météo : soleil chaud, TRES chaud
Paysages : garrigue
Terrain : Route, cailloux
Raconté par : Blandine
Nous avons réussi
à nous lever tôt, et après avoir combattu l’armée
d’escargots qui avait assailli la tente, les chaussures et les bagages
pendant la nuit, nous avons enfin pu partir. J’ai découvert en effet
que ce que j’avais pris pour des petites fleurs lors de notre arrivée
étaient en fait des petits escargots blancs accrochés en
grappes en haut des herbes. Bien sûr, l’humidité sur la toile
de tente était une véritable aubaine pour eux !
Nous avons marché
longtemps, à travers la garrigue sauvage. Nous avons discuté
avec des gens qui nous ont offert de l’eau près du barrage de Quinson,
et aussi près de la fontaine d’Artignosc au point d’eau suivant…
Entre les deux, nous avons mainte et mainte fois pesté, râlé,
et même juré (oOh !) une fois de plus contre l’IGN et la FFRP
qui respectivement font des cartes approximatives, et entretiennent mal
leurs marques de GR. Plusieurs fois nous nous sommes trouvés à
des intersections sans l’ombre d’une indication sur la direction à
prendre, et Matthieu les soupçonne de le faire exprès pour
vendre leurs topoguides… Enfin bon, après de multiples errances,
nous avons à chaque fois retrouvé la bonne piste, grâce
à notre perspicacité et au flair de Gaspard…
dilemme...
Et puis, les paysages valent
quand même le coup d'oeil...
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En haut à droite, on devine le barrage de Quinson, sur le Verdon. C'est là que nous allons...
Ce soir, nous nous sommes
installés sur le terrain qu’une dame nous a proposé spontanément.
Il est plat, avec des arbres et de la bonne herbe pour Gaspard (pas très
verte, mais bien fournie). Elle nous a aussi offert une bouteille d’eau
glacée (mmmh…). Nous avons également fait une réserve
d’eau, grâce au bidon souple que nous a donné ma tante (puisqu’on
a oublié le nôtre à Costelonge). Ce nouveau bidon n’a
pas servi depuis longtemps, il était plié, et maintenant
il est percé au croisement des plis : il fuit ! On est obligés
de le transporter dans la bassine, c’est pas très pratique, on pourrait
aussi bien remplir la bassine directement, mais ça évite
à l’eau de se salir en attendant qu’on l’utilise.
Nous avons passé
plusieurs coups de fil : à la famille pour les tenir au courant,
au propriétaire du terrain où sera logé Gaspard pour
le prévenir de notre arrivée imminente, à Damien qui
sera là pour nous accueillir, à Cyrille qui voudrait bien
qu’on arrive dimanche ( MISSION IMPOSSIBLE ! ) et qui nous tue sinon…
Nous buvons chacun 3 bons
litres d’eau par jour (20 pour Gaspard… !), plus un melon. C’est la première
fois que nous souffrons réellement de la chaleur et du manque d’eau
(peu de villages). Gaspard transpire sous son fardeau et nous-mêmes
avons les vêtements trempés de sueur au bout d’une demi-heure
de marche. Il a plu 2 gouttes – 3 peut-être – mais ça s’est
arrêté aussi vite que ça a commencé : pas de
quoi se rafraîchir…
Quant au relief… ! C’est
moins haut que le Massif Central, mais alors bonjour la folie des courbes
de niveau ! Ca monte sec et ça descend aussi sec, on trouve des
côtes à 100% (45 degrés au moins : des vrais murs !)
et pour vous couper les mollets aussi bien que le souffle, y a pas mieux.
Sauf pour Gaspard qui franchit ça comme une lettre à la poste,
et même mieux… Il a quand même trouvé le moyen de faire
la grève deux fois, alors qu’il était en liberté :
il s’arrête soudain au bord d’un champ et oublie de nous suivre.
On se fâche, on revient 100 mètres en arrière pour
le récupérer, on le tient à la longe quelque temps
pour le rappeler à l’ordre, et c’est reparti… Mais la plupart du
temps, il fait preuve de la plus belle bravoure du monde.
* * *