Lieu de départ : les Estables
Lever : 8h
Heure de départ : 10h
Heure d’arrivée : 19h
Distance parcourue : 20km
Météo : soleil, nuages, et toujours
du vent
Paysages : montagnes
Terrain : terre, route
Raconté par : Blandine
Ce matin, nous nous sommes
levés tard, après une bonne nuit à peine troublée
par un orage.
Nous avons marché
vite et bien, en coupant par des chemins perdus au milieu des champs. A
midi, nous avons demandé à Cyrille (qui était là
pour le week-end avec Gwendal et la fameuse caméra) de partir en
repérage pour nous dire si on pouvait traverser la Loire à
gué par un petit chemin qu’on avait repéré sur la
carte, plutôt que de passer par le pont d’Issarlès. Réponse
: profondeur 30 cm, fond en caillasse, largeur 5 ou 6 mètres, accès
par chemin à vaches. Faisable…
Nous quittons donc la route
principale pour nous diriger vers l’endroit en question, impatients de
mettre les pieds dans l’eau et de pouvoir dire : « c’est la Loire
! ». Nous y parvenons vers 17h30, et la traversée semble effectivement
assez facile, du même genre que pour le Sichon il y a quelques jours.
La Loire n'est plus qu'un ruisseau, nous sommes tout près de sa
source, c'est un cours d'eau qui chante sur les pierres de son lit, qui
court en méandres étroits au fond de sa vallée encaissée,
rien à voir avec le fleuve majestueux que nous connaissons...
Nous sommes tout attendris
: c'est la Loire ! Nous allons la traverser à gué ! Mais
Matthieu aperçoit soudain un fil électrique qui barre l’accès
à l’autre rive, et aucun sentier qui remonte comme le prévoyait
la carte ! Cyrille n’avait pas vu ce problème-là… Déçus,
nous remontons jusqu’au village et cherchons un autre passage, mais en
vain. Nous suivons la route un bon bout de temps, fâchés contre
la carte qui pourtant indiquait bien un chemin. Cela fait plusieurs fois
ces jours-ci que nous constatons des erreurs (routes non dessinées
sur la carte, ou routes dessinées mais inexistantes…) et Matthieu
râle contre l’IGN. Enfin bon, ce détour inutile nous a permis
de traverser des hameaux charmants, et le pont d’Issarlès que nous
sommes finalement obligés d’emprunter est tout de même beau.

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Sur les indications des
habitants du restaurant, nous nous installons pour la nuit sur la rive
sud, presque au bord de l’eau, dans un coin très tranquille et magnifique.
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Cyrille, Gwendal et les
deux filles sont repartis vers 19h30 pour Paris, apparemment contents des
images qu’ils ont pu tourner.
Nous sommes trop fatigués
pour le brin de toilette, alors tant pis, ce soir, on s’en passera. Au
menu : raviolis et pas de vrai dessert alors on se rabat sur le chocolat…
Nous sommes un peu reposés, le moral va mieux (comme toujours une
fois que nous avons trouvé où installer notre campement).
Mais ce soir, la présence de la Loire compte beaucoup dans notre
bonne humeur… Tendre câlins, adossés au tronc d’arbre couché
là, avec en fond sonore l’eau qui ruisselle sur les pierres.

Nous arriverons probablement
mardi à Costelonge, notre prochaine étape prévue,
d’où nous espérons trouver sans trop de mal un moyen de transport
vers Dauphin.
J’avais encore plein de
choses à dire sur ce que nous pensons et échangeons en marchant,
mais je n’en ai pas la force. Il faut un vrai effort de volonté
pour écrire chaque soir sans faute dans le cahier, car nous savons
que sans ce support, nos souvenirs vont vite se confondre. Mais là,
il est 21h35, nous allons éteindre. Bonne nuit !
* * *