DIMANCHE 19 AOUT – JOUR 29

Lieu de départ : les Estables
Lever : 8h
Heure de départ : 10h
Heure d’arrivée : 19h
Distance parcourue : 20km
Météo : soleil, nuages, et toujours du vent
Paysages : montagnes
Terrain : terre, route

Raconté par : Blandine

    Ce matin, nous nous sommes levés tard, après une bonne nuit à peine troublée par un orage.
    Nous avons marché vite et bien, en coupant par des chemins perdus au milieu des champs. A midi, nous avons demandé à Cyrille (qui était là pour le week-end avec Gwendal et la fameuse caméra) de partir en repérage pour nous dire si on pouvait traverser la Loire à gué par un petit chemin qu’on avait repéré sur la carte, plutôt que de passer par le pont d’Issarlès. Réponse : profondeur 30 cm, fond en caillasse, largeur 5 ou 6 mètres, accès par chemin à vaches. Faisable…

    Nous quittons donc la route principale pour nous diriger vers l’endroit en question, impatients de mettre les pieds dans l’eau et de pouvoir dire : « c’est la Loire ! ». Nous y parvenons vers 17h30, et la traversée semble effectivement assez facile, du même genre que pour le Sichon il y a quelques jours. La Loire n'est plus qu'un ruisseau, nous sommes tout près de sa source, c'est un cours d'eau qui chante sur les pierres de son lit, qui court en méandres étroits au fond de sa vallée encaissée, rien à voir avec le fleuve majestueux que nous connaissons...
    Nous sommes tout attendris : c'est la Loire ! Nous allons la traverser à gué ! Mais Matthieu aperçoit soudain un fil électrique qui barre l’accès à l’autre rive, et aucun sentier qui remonte comme le prévoyait la carte ! Cyrille n’avait pas vu ce problème-là… Déçus, nous remontons jusqu’au village et cherchons un autre passage, mais en vain. Nous suivons la route un bon bout de temps, fâchés contre la carte qui pourtant indiquait bien un chemin. Cela fait plusieurs fois ces jours-ci que nous constatons des erreurs (routes non dessinées sur la carte, ou routes dessinées mais inexistantes…) et Matthieu râle contre l’IGN. Enfin bon, ce détour inutile nous a permis de traverser des hameaux charmants, et le pont d’Issarlès que nous sommes finalement obligés d’emprunter est tout de même beau.


    Sur les indications des habitants du restaurant, nous nous installons pour la nuit sur la rive sud, presque au bord de l’eau, dans un coin très tranquille et magnifique.
 

    Cyrille, Gwendal et les deux filles sont repartis vers 19h30 pour Paris, apparemment contents des images qu’ils ont pu tourner.
    Nous sommes trop fatigués pour le brin de toilette, alors tant pis, ce soir, on s’en passera. Au menu : raviolis et pas de vrai dessert alors on se rabat sur le chocolat… Nous sommes un peu reposés, le moral va mieux (comme toujours une fois que nous avons trouvé où installer notre campement). Mais ce soir, la présence de la Loire compte beaucoup dans notre bonne humeur… Tendre câlins, adossés au tronc d’arbre couché là, avec en fond sonore l’eau qui ruisselle sur les pierres.

    Mais l’orage s’approche, aussi nous nous dépêchons de tout ranger et d’attacher Gaspard pour la nuit avant de rentrer. Le pauvre, encore de la pluie…

    Nous arriverons probablement mardi à Costelonge, notre prochaine étape prévue, d’où nous espérons trouver sans trop de mal un moyen de transport vers Dauphin.
    J’avais encore plein de choses à dire sur ce que nous pensons et échangeons en marchant, mais je n’en ai pas la force. Il faut un vrai effort de volonté pour écrire chaque soir sans faute dans le cahier, car nous savons que sans ce support, nos souvenirs vont vite se confondre. Mais là, il est 21h35, nous allons éteindre. Bonne nuit !

* * *

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