Lieu de départ : Seuillet
Lever : 7h30
Heure de départ : 9h30
Heure d’arrivée : 18h
Distance parcourue : 20km
Météo : nuageux, un peu de pluie
Paysages : vallonné
Terrain : beaucoup de routes
Raconté par : Blandine
Ce matin, il pleuvait, ce
qui nous a un peu retardé pour le lever, le petit dej et le rangement.
Nous ne sommes partis qu’à 9h30 de Seuillet, après avoir
nettoyé notre coin. Nous sommes donc passés vers 10h (au
lieu de 8h30) devant la maison des amis de notre hôte, ceux qui étaient
là à l’apéro la veille, et qui, eux aussi levés
plus tard que prévu, pensaient nous avoir ratés. Nous les
saluons au passage.
Beaucoup de montée
ce matin, sur une route fréquentée par beaucoup de camions.
Pas de problème cependant : Gaspard est toujours aussi tranquille.
Déjeuner à midi peu avant La
Bruyère, petite sieste ponctuée d’averses mais nous sommes
emmitouflés dans nos K-way et serrés l’un contre l’autre
: nous formons un étrange escargot bariolé, à côté
de notre âne tout dégoulinant…
Ce soir, mal aux pieds.
Au goûter, nous inspectons nos orteils endoloris et Matthieu constate
sur les siens de nouvelles ampoules. Bientôt, il lui faudra des chaussettes
en sparadrap ! Quant à Gaspard, il trouve le moyen de s’entailler
méchamment le paturon, par une nouvelle prise de longe. En repartant,
nous constatons que cela saigne beaucoup. De plus, mais nous ne le découvrirons
qu’après avoir enlevé le bât, Gaspard souffre d’une
petite blessure près du garrot causée par le glissement du
bât vers l’avant : la peau est à vif sur 1 cm2. Demain, il
faudra poser le bât bien à sa place, et veiller à ce
qu’il reste ajusté.
Par chance, nous trouverons
à nous loger peu de temps après : vers 17h30, nous passons
devant une maison à la sortie d’un village, à laquelle nous
nous arrêtons pour demander de l’eau « et plus si affinités
». Nous tombons sur de jeunes parents et leurs 2 petits enfants,
qui ne peuvent nous héberger (bien que le terrain derrière
chez eux nous semble idéal), mais qui essaient de nous aider en
nous conseillant de nous adresser à telle ferme un peu plus bas
sur la route. Nous poursuivons donc notre chemin, et au moment où
nous atteignons la ferme en question, une voiture s’arrête à
notre hauteur : c’est la dame de la maison précédente qui
va faire des courses à Vichy et qui en profite pour nous dire
que si on veut, on peut remonter, que finalement ils ont bien un peu de
place pour nous - à condition que nous ayons déjà
eu la varicelle - et que Quentin réclame l’âne (entre parenthèses,
merci Quentin !). Nous remontons donc, tout contents. Nous soignons Gaspard
et nous nous installons en bas du jardin, où l’herbe pousse dru
car la tondeuse est en panne, pour le plus grand bonheur de notre bourricot.
Quentin (3 ans) s’en approche sans hésiter, et Gaspard se met à
avoir peur de ce petit bout de chou qui court vers lui (à cause
des boutons de varicelle ?) ! Il faut les tenir tous les deux pour que
leurs rencontres se passent bien, sans danger ni pour l’enfant ni pour
l’animal !
Plus tard, les parents
nous proposent une douche et nous invitent à venir discuter après
le repas, ce que nous acceptons volontiers. Ce sont les premiers à
nous accueillir qui ne soient ni agriculteurs ni des gens que nous connaissions
d’avance. Un véritable événement ! En plus ils sont
sympas. Comme tout le monde, ils écoutent notre histoire avec intérêt
et discutent avec nous jusqu’à 22h ! Demain, en partant, il faudra
penser à leur demander leurs coordonnées.
Voilà, tout va bien
ce soir, encore une journée extra. Nous en sommes environ à
318 km en tout. Qui l’eut cru ? Le gendarme de la Ferté St Aubin
n’en reviendrait pas s’il savait ça ! Nous mêmes commençons
à croire que nous irons jusqu’au bout, puisque les sabots de Gaspard
semblent tenir le coup (par contre il faudra surveiller son dos…).
Et demain, ça y
est, on attaque la vraie montagne, ça va être fort !
* * *