Lieu de départ : Montigny, chez nos
amis
Lever : 6h30
Heure de départ : 8h15
Heure d’arrivée : 19h10
Distance parcourue : 28km
Météo : temps idéal
Paysages : plaine de l’Allier, puis début
des montagnes
Terrain : beaucoup de routes
Raconté par : Matthieu
Ca y est, nous sommes partis,
bien reposés, de Montigny. Cette journée de pause nous a
fait le plus grand bien. Nous avons réussi à nous lever tôt,
Guy et Chantal étaient debout aussi, pour petit déjeuner
avec nous, et ils nous ont regardé charger Gaspard (avec juste un
pull par dessus leur pyjama, ils ont dû avoir un peu froid !). Chantal
nous avait préparé un cake aux olives et un gâteau
au chocolat, juste avant que son four ne tombe en panne (pour la 4ème
fois paraît-il !).
A peine étions-nous
arrivés à Contigny (3 km plus loin) que Blandine faisait
demi-tour pour aller chercher sa carte qui était tombée 1
km plutôt sans qu’elle s’en aperçoive…
Puis nous avons continué,
traversé la Sioule, mangé et traversé l’Allier, tout
ça à la même altitude, dans des champs tout plats.
Puis dès que nous avons eu traversé l’Allier, nous avons
commencé à monter, monter… Enfin la montagne ! Pour l’instant,
c’était pas grand chose, mais on a eu des superbes paysages, alors
on est impatients de voir la suite du parcours !

Ce midi, alors qu’on venait
de s’arrêter pour manger sur un chemin perpendiculaire à la
route, nous avions attaché Gaspard avec sa chaîne de 5 mètres
pour qu’il puisse brouter plus large le long de la haie, tout d’un coup
il s’est mis à bondir en tous sens comme s’il devenait fou. Il a
commencé à courir mais il a été retenu par
la chaîne, et il a continué à sauter comme un cheval
de rodéo, complètement excité. Nous nous sommes précipité
pour essayer de le calmer en disant « Who-ho, who-ho » d’un
ton grave. Quand il a finalement arrêté de bouger, il était
complètement empêtré dans le bat qui s’était
à moitié retourné et se retrouvait sur son flanc gauche.
Nous avons donc tout détaché précipitamment pour le
libérer. La scène n’a duré que 20 ou 30 secondes,
Il s’est donc retrouvé tout nu en quelques instant, courts mais
intenses ! Nous n’avons pas tout de suite compris pourquoi il avait fait
ça, mais comme il semblait calme à présent, nous l’avons
laissé et sommes retournés manger à quelques mètres
de là.
En y réfléchissant,
on pense que s’est l’arrosage automatique du champ d’en face qui l’aurait
surpris. Peut-être a-t-il en plus reçu quelques gouttes ?
Il a d’abord sursauté, ce qui a dû déplacer un peu
le bât et lui faire mal, et c’est pour ça qu’il s’est débattu
ensuite… Nous ne pouvons que faire des suppositions. Ou alors il trouvait
ça injuste de devoir garder son sac à dos pour manger alors
que nous avions posé le nôtre… Enfin, quoi qu’il en soit,
il n’a pas intérêt à recommencer ce genre de blague
de sitôt. C’est pas parce qu’il a trouvé comment se débarrasser
de son bât à midi qu’on va le laisser faire ! C’est vrai qu’il
le porte du matin au soir même pendant les pauses, car vu le temps
qu’il faudrait pour le décharger (1/2h) et pour le recharger (1h),
on perdrait un temps fou ! En plus le déchargement et le chargement
sont des moments contraignants pour lui car nous ne lui laissons pas le
droit de brouter. Du coup, personne n’y gagnerait.
Ce soir, un peu avant de
chercher un logement, on était en haut d’une colline et on voyait
bien les montagnes tout autour. Parmi elles il y en avait une qui dominait
les autres, et d’assez loin. On a demandé à des gens de quelle
montagne il s’agissait et c’est le Puy de Dôme ! (c’est lui qui dôme-ine).
On est donc bien sur la bonne route. Tant mieux !
Après plusieurs
essais infructueux, nous avons trouvé à nous loger à
Seuillet, juste devant une ferme qui se trouve quasi sur la place du village
! Ce qui fait qu’on a planté la tente quelques mètres derrière
le monument aux morts… On est juste à côté d’un parc
où il y a des dindes et des dindons, et derrière, il y a
des vaches, des vraies vaches bien noires et bien blanches, à taches,
comme les vaches en plastique des fermes modèles réduits
pour enfants…
L’accueil y est génial.
Nous avons un peu discuté avec les fermiers, puis nous nous sommes
installés… Il y a peu d’herbe, c’est vraiment entre la route et
le mur de la ferme, mais ils nous ont donné du foin pour Gaspard.
Lui, il est content, il enfonce sa tête dedans jusqu’aux yeux, et
il mange.

Un peu plus tard j’ai vu
quelqu’un venir chercher du lait. Je me suis précipité, pour
prendre moi aussi un litre et demi de vrai lait, du lait de ferme, du vrai
lait des vraies vaches, entier, comme quand j’étais petit, à
Coulaine. J’en boirai demain au petit déjeuner, ça me rappellera
des bons souvenirs !
Puis tout à l’heure,
pendant que j’écrivais dans le cahier, ils nous ont invités
à venir boire un verre… Nous avons donc détaillé une
fois de plus l’idée de notre voyage, l’itinéraire, l’avenir
de Gaspard (non, on n’en fera pas du saucisson !), etc… Et puis des amis
à eux sont venus leur dire bonjour. Ils avaient un bébé
d’un mois. Il était mignon ! J’ai envie qu’on en ait un… Le fermier
nous a dit « vous aussi il va falloir vous y mettre ! »… Oui
oui, qu’il ne s’inquiète pas pour ça, on y pense, ça
viendra dès que possible… D’ailleurs j’étais déjà
complètement fou pendant la journée à l’idée
que Blandine ait deux jours de retard… Ce serait chouette si elle était
enceinte ! Et puis si elle ne l’est pas, c’est pas grave, on recommencera
!
Sur ce, on ne va pas tarder
à aller se coucher, alors… bonne nuit !
(Oh là là,
j’ai trop bu, moi, je raconte n’importe quoi…)
* * *