DIMANCHE 5 AOUT– JOUR 15

Lieu de départ : Montigny, chez nos amis
Lever : 6h30
Heure de départ : 8h15
Heure d’arrivée : 19h10
Distance parcourue : 28km
Météo : temps idéal
Paysages : plaine de l’Allier, puis début des montagnes
Terrain : beaucoup de routes

    Raconté par : Matthieu

    Ca y est, nous sommes partis, bien reposés, de Montigny. Cette journée de pause nous a fait le plus grand bien. Nous avons réussi à nous lever tôt, Guy et Chantal étaient debout aussi, pour petit déjeuner avec nous, et ils nous ont regardé charger Gaspard (avec juste un pull par dessus leur pyjama, ils ont dû avoir un peu froid !). Chantal nous avait préparé un cake aux olives et un gâteau au chocolat, juste avant que son four ne tombe en panne (pour la 4ème fois paraît-il !).
    A peine étions-nous arrivés à Contigny (3 km plus loin) que Blandine faisait demi-tour pour aller chercher sa carte qui était tombée 1 km plutôt sans qu’elle s’en aperçoive…
    Puis nous avons continué, traversé la Sioule, mangé et traversé l’Allier, tout ça à la même altitude, dans des champs tout plats. Puis dès que nous avons eu traversé l’Allier, nous avons commencé à monter, monter… Enfin la montagne ! Pour l’instant, c’était pas grand chose, mais on a eu des superbes paysages, alors on est impatients de voir la suite du parcours !

    Ce midi, alors qu’on venait de s’arrêter pour manger sur un chemin perpendiculaire à la route, nous avions attaché Gaspard avec sa chaîne de 5 mètres pour qu’il puisse brouter plus large le long de la haie, tout d’un coup il s’est mis à bondir en tous sens comme s’il devenait fou. Il a commencé à courir mais il a été retenu par la chaîne, et il a continué à sauter comme un cheval de rodéo, complètement excité. Nous nous sommes précipité pour essayer de le calmer en disant « Who-ho, who-ho » d’un ton grave. Quand il a finalement arrêté de bouger, il était complètement empêtré dans le bat qui s’était à moitié retourné et se retrouvait sur son flanc gauche. Nous avons donc tout détaché précipitamment pour le libérer. La scène n’a duré que 20 ou 30 secondes, Il s’est donc retrouvé tout nu en quelques instant, courts mais intenses ! Nous n’avons pas tout de suite compris pourquoi il avait fait ça, mais comme il semblait calme à présent, nous l’avons laissé et sommes retournés manger à quelques mètres de là.
    En y réfléchissant, on pense que s’est l’arrosage automatique du champ d’en face qui l’aurait surpris. Peut-être a-t-il en plus reçu quelques gouttes ? Il a d’abord sursauté, ce qui a dû déplacer un peu le bât et lui faire mal, et c’est pour ça qu’il s’est débattu ensuite… Nous ne pouvons que faire des suppositions. Ou alors il trouvait ça injuste de devoir garder son sac à dos pour manger alors que nous avions posé le nôtre… Enfin, quoi qu’il en soit, il n’a pas intérêt à recommencer ce genre de blague de sitôt. C’est pas parce qu’il a trouvé comment se débarrasser de son bât à midi qu’on va le laisser faire ! C’est vrai qu’il le porte du matin au soir même pendant les pauses, car vu le temps qu’il faudrait pour le décharger (1/2h) et pour le recharger (1h), on perdrait un temps fou ! En plus le déchargement et le chargement sont des moments contraignants pour lui car nous ne lui laissons pas le droit de brouter. Du coup, personne n’y gagnerait.

    Ce soir, un peu avant de chercher un logement, on était en haut d’une colline et on voyait bien les montagnes tout autour. Parmi elles il y en avait une qui dominait les autres, et d’assez loin. On a demandé à des gens de quelle montagne il s’agissait et c’est le Puy de Dôme ! (c’est lui qui dôme-ine). On est donc bien sur la bonne route. Tant mieux !
    Après plusieurs essais infructueux, nous avons trouvé à nous loger à Seuillet, juste devant une ferme qui se trouve quasi sur la place du village ! Ce qui fait qu’on a planté la tente quelques mètres derrière le monument aux morts… On est juste à côté d’un parc où il y a des dindes et des dindons, et derrière, il y a des vaches, des vraies vaches bien noires et bien blanches, à taches, comme les vaches en plastique des fermes modèles réduits pour enfants…
    L’accueil y est génial. Nous avons un peu discuté avec les fermiers, puis nous nous sommes installés… Il y a peu d’herbe, c’est vraiment entre la route et le mur de la ferme, mais ils nous ont donné du foin pour Gaspard. Lui, il est content, il enfonce sa tête dedans jusqu’aux yeux, et il mange.

    Un peu plus tard j’ai vu quelqu’un venir chercher du lait. Je me suis précipité, pour prendre moi aussi un litre et demi de vrai lait, du lait de ferme, du vrai lait des vraies vaches, entier, comme quand j’étais petit, à Coulaine. J’en boirai demain au petit déjeuner, ça me rappellera des bons souvenirs !
    Puis tout à l’heure, pendant que j’écrivais dans le cahier, ils nous ont invités à venir boire un verre… Nous avons donc détaillé une fois de plus l’idée de notre voyage, l’itinéraire, l’avenir de Gaspard (non, on n’en fera pas du saucisson !), etc… Et puis des amis à eux sont venus leur dire bonjour. Ils avaient un bébé d’un mois. Il était mignon ! J’ai envie qu’on en ait un… Le fermier nous a dit « vous aussi il va falloir vous y mettre ! »… Oui oui, qu’il ne s’inquiète pas pour ça, on y pense, ça viendra dès que possible… D’ailleurs j’étais déjà complètement fou pendant la journée à l’idée que Blandine ait deux jours de retard… Ce serait chouette si elle était enceinte ! Et puis si elle ne l’est pas, c’est pas grave, on recommencera !
    Sur ce, on ne va pas tarder à aller se coucher, alors… bonne nuit !
    (Oh là là, j’ai trop bu, moi, je raconte n’importe quoi…)

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