LUNDI 30 JUILLET – JOUR 9

Lieu de départ : Parigny les Vaux
Lever : 6h30
Heure de départ : 8h30
Heure d’arrivée : 18h30
Distance parcourue : 22,5 km
Météo : soleil
Paysages : forêt, ville, canal
Terrain : terre, sable - goudron

Raconté par : Blandine

    A Parigny, nous campions juste à côté d’un pré où vivait… un âne ! Ce qui nous a permis de constater vers 7h du matin que chaque âne a une voix bien particulière et qu’on ne peut pas les confondre ! (Celle de Gaspard est plus grave et nettement plus élégante que celle du voisin).

    Excellente matinée sur le GR dans la forêt au nord de Nevers, au frais, puis traversée de la ville comme prévu entre midi et deux. Le GR s'interromp et nous devons nous débrouiller pour traverser l'agglomération tout seuls. Ce n'est pas très difficile : plein sud, vers le seul pont. Nous espérons trouver un Quick sur notre chemin où nous pourrions prendre un repas à emporter (quelle idée de vouloir à tout pris manger dans un « néfaste-food » alors que nous sommes en plein retour aux sources, direz-vous, mais on avait envie de passer au Quick-drive avec Gaspard, histoire de rigoler… Ca aurait pu faire une photo sympa !). Mais bon, le hasard en a décidé autrement et nous sommes ressortis de Nevers sans avoir trouvé ce que nous cherchions.
    C'est la première grande ville que nous traversons, notre "caravane" fait un peu anachronique dans le paysage citadin, nous nous amusons de passer dans les rues piétonnes avec notre étrange "véhicule" emcombrant mais silencieux. Les gens nous interpellent parfois, curieux de notre histoire (une dame enceinte nous ratrappe en courant dans la rue pour discuter un peu avec nous, parce que nous ne l'avions pas entendue nous appeler), d’autres lancent une remarque critique en passant : « Oh le pauvre, regarde tout ce qu’il porte ! » (et nous alors, on ne porte rien, peut-être ? On n’est pas fatigués peut-être ?). Etre considérés comme des esclavagistes n’est pas franchement agréable, même si nous avons notre conscience pour nous et que Gaspard semble nous avoir définitivement adoptés (il brait de bon cœur quand il nous voit revenir après un moment d’absence)…
    Nous retrouvons la Loire, toujours aussi belle, pas encore de grande différence avec Orléans. Nous la franchissons à nouveau (le pont est large cette fois, pas de souci, il y a même des trottoirs…) et nous nous retrouvons rive gauche à nouveau. A partir de là, nous ne suivons plus le fleuve mais nous nous engageons sur le bord du canal qui continue vers le sud.

    Ce soir, nous avons trouvé asile au « Crot de Savigny », chez un agriculteur super sympa qui nous prête un pré. Nous avons même le droit de fermer la porte pour laisser Gaspard en liberté. Nous lui avons enlevé son licol, c’est la première fois depuis 8 jours : il doit se sentir tout nu ! En tout cas, il ne s’éloigne pas de nous, il nous suit presque pas à pas pendant que nous faisons le tour du terrain pour visiter. Nous espérons qu’il mange assez… Les pauses et les nuits suffisent-elles ? Il semble avoir un peu maigri, il faudra peut-être lui trouver des compléments de nourriture plus consistants que les carottes et le pain.

    A noter, la réflexion de Matthieu alors que nous venions de nous poser et que nous reprenions quelques forces :
« Tous les jours en arrivant, la première chose qu’on devrait faire après avoir débarrassé Gaspard, c’est prendre le temps de faire un câlin, pour après avoir l’énergie de nous installer rapidement. Comme il faut du temps pour le câlin et qu’on veut se coucher tôt, on devrait s’arrêter le soir à 16h. Et puis pour être sûrs de dormir assez, on ne devrait pas repartir le matin avant 10h. »
A ce rythme là, on arrivera à Nice dans un an ! Mais bon, d’accord pour le câlin…

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