Lieu de départ : Parigny les Vaux
Lever : 6h30
Heure de départ : 8h30
Heure d’arrivée : 18h30
Distance parcourue : 22,5 km
Météo : soleil
Paysages : forêt, ville, canal
Terrain : terre, sable - goudron
Raconté par : Blandine
A Parigny, nous campions juste à côté d’un pré où vivait… un âne ! Ce qui nous a permis de constater vers 7h du matin que chaque âne a une voix bien particulière et qu’on ne peut pas les confondre ! (Celle de Gaspard est plus grave et nettement plus élégante que celle du voisin).

Excellente matinée
sur le GR dans la forêt au nord de Nevers, au frais, puis traversée
de la ville comme prévu entre midi et deux. Le GR s'interromp et
nous devons nous débrouiller pour traverser l'agglomération
tout seuls. Ce n'est pas très difficile : plein sud, vers le seul
pont. Nous espérons trouver un Quick sur notre chemin où
nous pourrions prendre un repas à emporter (quelle idée de
vouloir à tout pris manger dans un « néfaste-food »
alors que nous sommes en plein retour aux sources, direz-vous, mais on
avait envie de passer au Quick-drive avec Gaspard, histoire de rigoler…
Ca aurait pu faire une photo sympa !). Mais bon, le hasard en a décidé
autrement et nous sommes ressortis de Nevers sans avoir trouvé ce
que nous cherchions.
C'est la première
grande ville que nous traversons, notre "caravane" fait un peu anachronique
dans le paysage citadin, nous nous amusons de passer dans les rues piétonnes
avec notre étrange "véhicule" emcombrant mais silencieux.
Les gens nous interpellent parfois, curieux de notre histoire (une dame
enceinte nous ratrappe en courant dans la rue pour discuter un peu avec
nous, parce que nous ne l'avions pas entendue nous appeler), d’autres lancent
une remarque critique en passant : « Oh le pauvre, regarde tout ce
qu’il porte ! » (et nous alors, on ne porte rien, peut-être
? On n’est pas fatigués peut-être ?). Etre considérés
comme des esclavagistes n’est pas franchement agréable, même
si nous avons notre conscience pour nous et que Gaspard semble nous avoir
définitivement adoptés (il brait de bon cœur quand il nous
voit revenir après un moment d’absence)…
Nous retrouvons la Loire,
toujours aussi belle, pas encore de grande différence avec Orléans.
Nous la franchissons à nouveau (le pont est large cette fois, pas
de souci, il y a même des trottoirs…) et nous nous retrouvons rive
gauche à nouveau. A partir de là, nous ne suivons plus le
fleuve mais nous nous engageons sur le bord du canal qui continue vers
le sud.


Ce soir, nous avons trouvé asile au « Crot de Savigny », chez un agriculteur super sympa qui nous prête un pré. Nous avons même le droit de fermer la porte pour laisser Gaspard en liberté. Nous lui avons enlevé son licol, c’est la première fois depuis 8 jours : il doit se sentir tout nu ! En tout cas, il ne s’éloigne pas de nous, il nous suit presque pas à pas pendant que nous faisons le tour du terrain pour visiter. Nous espérons qu’il mange assez… Les pauses et les nuits suffisent-elles ? Il semble avoir un peu maigri, il faudra peut-être lui trouver des compléments de nourriture plus consistants que les carottes et le pain.
A noter, la réflexion
de Matthieu alors que nous venions de nous poser et que nous reprenions
quelques forces :
« Tous les jours en arrivant, la première
chose qu’on devrait faire après avoir débarrassé Gaspard,
c’est prendre le temps de faire un câlin, pour après avoir
l’énergie de nous installer rapidement. Comme il faut du temps pour
le câlin et qu’on veut se coucher tôt, on devrait s’arrêter
le soir à 16h. Et puis pour être sûrs de dormir assez,
on ne devrait pas repartir le matin avant 10h. »
A ce rythme là, on arrivera à
Nice dans un an ! Mais bon, d’accord pour le câlin…
* * *