Lever : 9h
Heure de départ : 17h
Heure d’arrivée : 19h
Distance parcourue : 3 km aller + 3 km retour
Météo : soleil
Paysages : gorges de la Borne
Terrain : route
Raconté par : Blandine
Aujourd’hui, c’est
repos. Nous continuons à chercher un moyen de transport pour aller
à Dauphin (un petit village de Provence, à côté
de Forcalquier), et continuer notre voyage à partir de là-bas.
Nous avons une piste de quelqu’un qui nous prêterait un van… mais
même si nous trouvons une voiture à louer pour le tracter,
il nous manque le permis E pour conduire un tel convoi. Dommage… Puisque
personne n’a le temps de nous transporter, nous conduirons nous-même
et rapporterons le véhicule, mais pour ça nous cherchons
plutôt un fourgon en un seul morceau.
Vers 14h, nous n’avons
toujours rien trouvé. Nos amis s’en vont pour la Corse, ils nous
laissent aux bons soin de leur fils Thomas et de sa grand-mère.
Vers 16h, nous terminons
notre sieste et reprenons nos recherches par téléphone. Je
tombe enfin sur un monsieur loueur d’ânes qui aurait éventuellement
une vieille fourgonnette, mais qui hésite à nous la prêter
car il ne sait pas si elle tiendrait la distance. Il me demande de le rappeler
plus tard si je n’ai rien trouvé d’autre. Je continue donc d’appeler
un peu partout.
Vers 17h, nous partons
faire des courses à St-Laurent-Les-Bains, avec Gaspard qui doit
trouver son bât bien léger pour une fois. En tout cas il est
tout content de quitter son arbre pour aller marcher avec nous. C'est vrai
qu'il ne nous a pas vus beaucoup aujourd'hui, avec tout ça. A St
Laurent, nous faisons sensation ! L’épicier, à qui je demande
plusieurs sacs plutôt qu’un seul, pour pouvoir répartir la
charge dans les sacoches de mon âne, me demande où je l’ai
garé et sort de sa boutique pour m’aider à tout transporter
(lait, fruits, etc).
Vers 19h, nous sommes de
retour et dînons avec Thomas et son copain Camille, et sa grand-mère.
Vers 21h, je rappelle le
monsieur à la fourgonnette qui finalement déclare que «
il y a toujours moyen de s’arranger » et que si on n’a rien touvé,
il veut bien nous aider. Nous convenons donc que nous viendrons chercher
le véhicule demain matin (grâce à la grand-mère
de Thomas qui veut bien nous conduire jusque chez lui), et que nous le
rapporterons après-demain.
Finalement, aujourd’hui
non plus, nous n’aurons pas eu le temps de nous baigner… Dommage… Il faudra
revenir à Costelonge !
Nous nous endormons, un
peu inquiets : qu’allons-nous trouver ? Une bétaillère ?
Un vieux camion-van ? Un truc entre les deux ? Le terme de fourgonnette
est bien vague… Le monsieur nous a dit que ça se conduisait avec
le permis B, que c’était en bon état de marche mais que c’était
« vieux ». De toute façon, si on voit que c’est
trop risqué, on peut encore changer d’avis, mais bon. Pourvu que
ça aille ! Et si Gaspard refuse d’y monter ? On ne l’a encore jamais
transporté nous-mêmes, on ne sait pas comment il se comporte…
Nous avons étudié l’itinéraire, pour emprunter le
moins possible de petites routes tortueuses, mais il y en a forcément
un peu, au moins au début… Combien de temps durera le trajet ? Et
si on tombe en panne ?
J’ai du mal à trouver
le sommeil, même si Matthieu m’assure que tout ira bien. Enfin, il
a raison, jusqu’ici on a plutôt eu de la chance, on verra demain…
* * *
fin de la quatrième partie
* * *