MERCREDI 22 AOUT – JOUR 32

Lever : 9h
Heure de départ : 17h
Heure d’arrivée : 19h
Distance parcourue : 3 km aller + 3 km retour
Météo : soleil
Paysages : gorges de la Borne
Terrain : route

Raconté par : Blandine

     Aujourd’hui, c’est repos. Nous continuons à chercher un moyen de transport pour aller à Dauphin (un petit village de Provence, à côté de Forcalquier), et continuer notre voyage à partir de là-bas. Nous avons une piste de quelqu’un qui nous prêterait un van… mais même si nous trouvons une voiture à louer pour le tracter, il nous manque le permis E pour conduire un tel convoi. Dommage… Puisque personne n’a le temps de nous transporter, nous conduirons nous-même et rapporterons le véhicule, mais pour ça nous cherchons plutôt un fourgon en un seul morceau.
    Vers 14h, nous n’avons toujours rien trouvé. Nos amis s’en vont pour la Corse, ils nous laissent aux bons soin de leur fils Thomas et de sa grand-mère.
    Vers 16h, nous terminons notre sieste et reprenons nos recherches par téléphone. Je tombe enfin sur un monsieur loueur d’ânes qui aurait éventuellement une vieille fourgonnette, mais qui hésite à nous la prêter car il ne sait pas si elle tiendrait la distance. Il me demande de le rappeler plus tard si je n’ai rien trouvé d’autre. Je continue donc d’appeler un peu partout.
    Vers 17h, nous partons faire des courses à St-Laurent-Les-Bains, avec Gaspard qui doit trouver son bât bien léger pour une fois. En tout cas il est tout content de quitter son arbre pour aller marcher avec nous. C'est vrai qu'il ne nous a pas vus beaucoup aujourd'hui, avec tout ça. A St Laurent, nous faisons sensation ! L’épicier, à qui je demande plusieurs sacs plutôt qu’un seul, pour pouvoir répartir la charge dans les sacoches de mon âne, me demande où je l’ai garé et sort de sa boutique pour m’aider à tout transporter (lait, fruits, etc).
    Vers 19h, nous sommes de retour et dînons avec Thomas et son copain Camille, et sa grand-mère.
    Vers 21h, je rappelle le monsieur à la fourgonnette qui finalement déclare que « il y a toujours moyen de s’arranger » et que si on n’a rien touvé, il veut bien nous aider. Nous convenons donc que nous viendrons chercher le véhicule demain matin (grâce à la grand-mère de Thomas qui veut bien nous conduire jusque chez lui), et que nous le rapporterons après-demain.
    Finalement, aujourd’hui non plus, nous n’aurons pas eu le temps de nous baigner… Dommage… Il faudra revenir à Costelonge !
    Nous nous endormons, un peu inquiets : qu’allons-nous trouver ? Une bétaillère ? Un vieux camion-van ? Un truc entre les deux ? Le terme de fourgonnette est bien vague… Le monsieur nous a dit que ça se conduisait avec le permis B, que c’était en bon état de marche mais que c’était « vieux ».  De toute façon, si on voit que c’est trop risqué, on peut encore changer d’avis, mais bon. Pourvu que ça aille ! Et si Gaspard refuse d’y monter ? On ne l’a encore jamais transporté nous-mêmes, on ne sait pas comment il se comporte… Nous avons étudié l’itinéraire, pour emprunter le moins possible de petites routes tortueuses, mais il y en a forcément un peu, au moins au début… Combien de temps durera le trajet ? Et si on tombe en panne ?
    J’ai du mal à trouver le sommeil, même si Matthieu m’assure que tout ira bien. Enfin, il a raison, jusqu’ici on a plutôt eu de la chance, on verra demain…

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fin de la quatrième partie

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