Lieu de départ : Ecuries de Ray
Lever : 6h15
Heure de départ : 7h50 (waouh !)
Heure d’arrivée : 19h
Distance parcourue : 26 km
Météo : nuages, ciel menaçant
mais sans suite, puis soleil
Paysages : prés à vaches, bois,
collines
Terrain : bas côtés
Raconté par : Blandine
Ce matin, Gaspard était
mort. Du moins c'est ce qu'on aurait pu croire... Couché, et même
étendu de tout son long sur le flanc, il dormait encore ! Je l’ai
réveillé tout doucement et je lui ai donné son grain
(il faut le nourrir le plus tôt possible, pour qu’il ait le temps
de commencer à digérer avant qu’on parte).
Ensuite, comme il tombait
quelques gouttes, nous nous sommes dépêchés de tout
ranger et de charger Gaspard avant que le ciel ne nous tombe dessus, et
nous sommes partis… à 8h moins 10 ! Record battu ! ...Il n’a pas
plu.
Nous avons bien marché
toute la matinée. Nous avons rencontré une famille qui nous
a donné de l’eau et nous a emmené voir ses deux ânesses
un peu plus loin sur le chemin (Pomme, 30 ans, et Alpha, 10 ans) pas bien
grandes mais mignonnes comme tout.
Nous n’avions pas de pain
pour le repas de midi, alors exceptionnellement nous avons sorti le réchaud
pour nous faire cuire… des nouilles (génial…)!
Nous nous sommes accordé
une longue pause sieste dans la forêt puis nous sommes repartis,
harcelés par les moucherons. Peu avant Besson, comme il faisait
très chaud, nous avons fait halte chez une dame pour avoir de l’eau.
C’était une maison isolée, au bord de la route, et dès
que nous nous sommes approchés, plusieurs chiens sont venus aboyer
derrière le portail. Nous nous demandions bien quel accueil
nous allions recevoir – si du moins quelqu’un venait voir ce qui se passait…
La dame qui nous a ouvert était très gentille. Elle s’est
volontiers occupée de nous, et nous a même offert un peu d’avoine
aplatie de sa jument. Nous avons discuté quelques minutes, et Gaspard
a eu son petit succès auprès de deux de ses amies qui passaient
la voir à ce moment-là. En revanche, il n’était pas
très rassuré devant un petit chien qui jouait au ballon
à ses pieds.
Le reste de la journée
s'est passé sans événement particulier : nous avons
marché, marché, marché... mangé du pain et
du nutella pour notre goûter, puis encore marché...
Le soir, après plusieurs
essais infructueux (personne n’était chez soi là où
nous frappions pour demander l’hospitalité), nous avons finalement
trouvé un endroit où dormir : chez un agriculteur encore
une fois, dans un pré inoccupé. Chaque fin de journée
est un peu une épreuve car nous avons l’inquiétude de
trouver un endroit convenable pour la nuit, donc la nécessité
de vaincre notre fatigue et notre timidité pour aborder les gens
avec le sourire, ce qui est parfois difficile après un ou plusieurs
échecs. Mais l’accueil est souvent chaleureux et dès que
nous savons où nous poser, tout va déjà mieux. C’est
un moment très agréable pour nous, le moment où nous
nous reposons vraiment, où nous prenons ensemble le temps de ne
rien faire, le temps de repenser à nos aventures de la journée,
le temps de jouer un peu avec Gaspard.
Tiens, mais à propos,
où est-il celui là ? Près de la clôture : il
fait la conversation à Gitane, la belle grosse jument percheronne
du pré voisin, tout en se gavant de poires tombées du seul
arbre du pré ! En vitesse, j’en ramasse le plus possible pour les
jeter hors de sa portée. Point de vue santé, il est un peu
usé près du garrot, rien de grave mais j’espère que
la journée de repos prévue chez des amis (après demain)
suffira à le requinquer. A part ça, il semble être
moins fatigué bien qu’il dorme toujours beaucoup (sans doute le
complément en grain tous les matins y est-il pour beaucoup). En
revanche il a probablement mal aux pieds (surtout les postérieurs)
car il lui arrive de les étendre brusquement en arrière ou
de les frapper plusieurs fois contre le sol, comme s’il avait des crampes.
Malheureusement, nous n’avons pas de quoi lui masser les tendons au jet
d’eau à chaque étape…
Quant à nous, nous
sommes contents mais fatigués. Nous commençons à envisager
de faire une partie du trajet en camion (le 3ème quart ?) pour profiter
de la balade sans forcer mais quand même ne pas arriver trop après
la fin août (il faut encore emménager avant la rentrée).
Matthieu a toujours des ampoules aux pieds et mal au dos (son sac est très
lourd). A la fin de chaque pause, lorsque assis par terre sac au dos il
essaie de se relever, il ressemble à une grosse tortue empêtrée.
C’est assez marrant.
Il est 21h20, c’est l’heure
des câlins, alors à demain !
* * *