JEUDI 16 AOUT – JOUR 26
Lieu de départ : Sarlanges
Lever : 6h30
Heure de départ : 8h15
Heure d’arrivée : 19h
Distance parcourue : 22km
Météo : nuages, pluie
Paysages : montagnes
Terrain : route
Raconté par : Matthieu
Ce matin, après
avoir fait une photo de la dame avec son chien à côté
de Blandine avec Gaspard (pour lui envoyer en souvenir), nous sommes partis
en suivant le GR (Gaspard avit l'air très intéresé
par le chien, mais il semble que celui-ci ne tenait pas à être
sur la photo...). On a suivi des routes qui n’existaient pas sur la carte,
mais on a réussi à atteindre Retournac.
Là-bas, Blandine
est allée faire des courses pendant que j’empêchais Gaspard
de se rouler sur la place du village, et que je faisais les présentations
avec les enfants qui passaient. Après un tour au supermarché,
à la poste pour retirer des sous, à la boulangerie, re au
supermarché une fois qu’il a eu fini son approvisionnement, et à
l’office de tourisme, nous sommes repartis pour traverser la Loire pour
la troisième fois. Elle était d’une largeur respectable,
mais très peu profonde, en fait c’était un petit barrage
en aval qui retenait l’eau à cet endroit, mais son lit naturel aurait
été beaucoup plus petit. Elle faisait figure de « petite
rivière » (un peu plus large que l’Anse hier), mais ce n’était
pas le grand fleuve que nous connaissons… Ca nous fera bizarre lorsqu’on
la traversera pour la dernière fois, encore plus en amont…
Il s’est mis à
pleuvoir et nous avons pris notre repas de midi sous une petite pluie froide
et persistante, essayant désespérément de s’abriter
« entre 4 mûres », sous des ronces (ça pique !)
Nous n’avons pas fait de sieste, puisqu’il pleuvait, et nous avons continué
notre chemin par la route, après avoir quitté le GR 3 pour
continuer vers le « sud plutôt sud-est ».
Gaspard avançait
difficilement, aujourd’hui. On devait le « pousser » souvent,
et il ne semblait pas disposé à vouloir nous faire plaisir.
Pour nous aussi,
la journée a été un peu longue. La pluie, le trajet
monotone par la route, la fatigue accumulée et aussi les jours qui
s’enchaînent et qui finissent par se ressembler, tout ça me
donnait un peu envie d’arrêter, de rentrer, de prendre un bain et
de dormir dans un vrai lit. Nous sommes dans notre quatrième semaine
de marche, et l’intérêt de la marche pour la marche n’est
pas grand. Marcher pour découvrir des coins sympa et profiter des
paysages, oui, mais quand c’est de la route… Enfin, on a quand même
eu quelques chemins et des belles vues...
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Enfin, de toute façon,
même si j'ai un peu envie d’arrêter, je n’en ai pas réellement
l’intention. Je sais que ces difficultés passagères font
partie du voyage et qu’il faut savoir les surmonter, comme Gaspard le fait
pour un gué ou une passerelle métallique… Donc on continue
!
Ce soir, nous nous
sommes arrêtés en face d’une maison, près d’un tas
de bois constitué de bouts de palettes. Comme il pleuviotte toujours
un peu, j’ai fabriqué un auvent avec la bâche, en la posant
sur le tas de bois d’un côté, et en l’accrochant à
deux montants verticaux de l’autre côté, des montants faits
de bords de palettes haubanés avec les sangles de voyage. On a pu
manger dessous à l’abri de la pluie, mais on l’a démonté
pour la nuit, afin de pouvoir mieux abriter les affaires et ne pas craindre
un coup de vent. Il paraît qu’il va encore y avoir des orages.
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Blandine s’inquiète
pour les sabots de Gaspard. Elle trouve qu’ils s’usent un peu, et même
si on voit encore bien la fourchette, elle aurait aimé avoir l’avis
de Jean-Michel, s’il nous conduisait en camion. En fait, je l’ai appelé
ce soir, et il ne pourra pas. Nous devrons donc trouver un autre arrangement,
soit avec quelqu’un dont il nous a donné les coordonnées,
soit avec le centre équestre qui est près de Dauphin (notre
destination pour ce trajet), soit avec une autre solution à inventer…
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